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Bernard Brumberg " Serge
Reggiani "
Serge Reggiani, né le 2 mai 1922 à
Reggio d'Émilie (Italie) - mort le 23 juillet 2004 à (Paris),
était un comédien, un chanteur, et un interprète français
d'origine italienne.
Issu d'une famille modeste (son père
était associé coiffeur, sa mère ouvrière) et antifasciste, Serge
Reggiani arrive en France à l'âge de huit ans avec sa famille, à
Yvetot en Normandie. Il suit d'abord les traces de son père
comme apprenti coiffeur, puis après la lecture d'une petite
annonce, s'inscrit au Conservatoire des arts cinématographiques,
à Paris, où la famille s'est installée depuis.
Il y reçoit en 1938 le 1er prix de comédie avant de s'inscrire
en 1939 au Conservatoire national d'art dramatique.
Il commence alors une carrière de comédien au théâtre en 1941
dans Le Loup-Garou de Vitrac. Il interprète ensuite Britannicus
auprès de Jean Marais, puis joue dans Les Parents terribles de
Jean Cocteau.
Il travaille avec des talentueux compositeur dont certains
deviendront célèbres : Pierre Tisserand, Serge Bourgois, Albert
Vidalie
Georges Moustaki et
Jean-Loup Dabadie (qu'il rencontrera de nouveau sur le tournage
de Vincent, François, Paul et les autres avec
Yves Montand en 1974) ou
encore Maxime Le Forestier et Serge Gainsbourg dans les années
1970. Son fils Stéphan ou sa femme, Annie Noël, écriront
également pour lui.
Claude Lemesle apparaît dans les
années 1980, lui écrit de très nombreux textes (Venise n'est pas
en Italie, Le Souffleur, Le Barbier de Belleville) et assure la
direction artistique des derniers albums. De jeunes paroliers,
tels Philippe Sizaire, Jacques Roure ou Marilena Orlando lui
écriront des textes dans les années 1990. Il chantera également
les mots de Didier Barbelivien. Michel Legrand et Alain
Goraguer, notamment, lui composeront des musiques.
En 1973, sa femme Annie Noël s'éloigne. À la fin des années
1970, il se produit sur scène avec son fils Stéphan, puis avec
sa fille Carine. Un album est publié, la critique n'est pas
tendre.
Noëlle Adam partage ensuite sa vie.
En 1980, à l'âge de 35 ans, son fils Stéphan met fin à ses jours
dans la maison de Mougins où il se trouve avec sa femme et sa
grand-mère.
Au cours de la décennie 1990, il
reprend goût à la vie et se produit sur de nombreuses scènes :
le Palais des Congrès, les Francofolies, l'Olympia. Il sort un
album par an dont 70 balais, puis un tous les deux ans. Il
exerce ses dons comme peintre et expose ses œuvres.
Il tient en 1991 le premier rôle de De force avec d'autres, le
film de son fils Simon, devenu réalisateur.
Il se produit à Reggio d'Émilie, sa ville d'origine, puis encore
à Paris à la fin des années 1990.
En 2002, l'année de ses 80 ans, de nombreuses personnalités lui
rendent hommage au travers d'un album nommé Autour de Serge
Reggiani. Il reçoit l'année suivante une Victoire d'honneur
ainsi que la cravate de commandeur de l'Ordre du Mérite, remise
par Jacques Chirac. Il se produit encore la même année sur de
nombreuses scènes françaises et internationales. Il continue
aussi d'exposer sa peinture.
En 2004, il meurt d’une crise cardiaque à l'âge de 82 ans.
(J'étais ami avec Stéphan Reggiani,
se plaisant a imiter son père en chantant "le petit
garçon" tout en
déambulant ensemble dans les rues de Genève lors
d'une émission de télévision .Bernard Brumberg.)
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