Bernard Brumberg - Photo Bernard Brumberg - Copyright©2010

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Bernard Brumberg " Michel Polnareff  "

Michel Polnareff est un auteur-compositeur-interprète français, né le 3 juillet 1944 à Nérac. La plupart de ses chansons ont connu un grand succès. Pianiste et mélodiste pop, il cultive une apparence singulière.Michel Polnareff - Photo Bernard Brumberg - Copyright©

Michel Polnareff a passé toute son enfance dans la musique. Son père Léo Poll a écrit pour Édith Piaf et Mouloudji. C'est d'ailleurs à Leib Polnareff que l'on doit l'adaptation Française de la chanson russe « Le Galérien ». Polnareff commence le piano à 4 ans et reçoit à 11 ans et demi le premier prix de solfège au Conservatoire de Paris. À 20 ans, il quitte le cocon familial qu'il juge étouffant. Il s’installe sur les marches du Sacré-Cœur avec une guitare achetée avec ses économies chez Beuscher. Ses premières notes seront celles de La Poupée qui fait non.

Gérard Woog, un ami d’enfance, insiste pour le présenter à Lucien Morisse, patron d’Europe 1 et futur manager. Michel accepte de signer sur le label AZ à condition d’enregistrer à Londres avec Jimmy Page à la guitare et John Paul Jones à la basse (futurs Led Zeppelin). À son grand étonnement, la maison de disque accepte. La Poupée qui fait non sort le 26 mai 1966 et connaît un véritable triomphe et sera reprise par beaucoup d’artistes.

Polnareff ne laisse personne indifférent avec son style anglo-saxon (tout comme Gainsbourg ou Dutronc), ses mélodies suivant parfois une ligne classique (telle Ame câline), son look androgyne (qui ne cesse d’évoluer) ou encore ses textes. La presse ne le lâche pas et le considère comme un symbole de la décadence de la jeunesse, à cause de son look jugé efféminé (point commun avec David Bowie) et de ses textes qui choquent. L'Amour avec toi, (repris par Etienne Daho en 1989) est d'ailleurs interdit d'antenne avant 22h.

Il enchaîne alors les tubes, de la complainte Love Me Please Love Me (Rose d'or au festival d'Antibes) au gothique Bal des Laze en passant par l’existentiel Sous quelle étoile suis-je-né ? ou encore l’électrique et revanchard Roi des fourmis. Polnareff expérimente un système quadriphonique pour le disque Polnareff’s (aussi utilisé par les Beatles ou Gainsbourg par exemple).

En 1967, il monte pour la première fois à l'Olympia. Il continue d'enchaîner les succès comme Dans la maison vide ou Tous les oiseaux, tous les bateaux… En 1970, il revient à l'Olympia et entame une tournée. Sur scène, il est novateur.

Toujours en 1970, il réplique à toutes les critiques sur son apparence et son mode de vie avec la chanson Je suis un homme. En 1971, il refait une tournée et ensuite va rejoindre Johnny Hallyday au Palais des sports en septembre 1971, en tant que pianiste pour son show. C'est lors de ce concert qu'il va apparaître avec son nouveau look : il porte désormais de grosses lunettes à verres foncés et à grosses montures blanches . Il ne changera plus de style.

En 1971, il compose la bande originale du film Ça n'arrive qu'aux autres de Nadine Trintignant et du film La Folie des grandeurs de Gérard Oury avec Louis de Funès et Yves Montand. Enregistré à Abbey Road avec un système de quadriphonie, les orchestres sont dirigés par A. King, B. Sheperd, ou par Polnareff lui-même. On retrouve aussi Herbie Flowers, bassiste de Lou Reed (également présent sur l'autre grand disque français de ces années-là; « Melody Nelson » avec Jane Birkin de Serge Gainsbourg).

En 1972, il écrit La Mouche, Holidays et On ira tous au paradis. C'est aussi l'année du concert Polnarévolution à l'Olympia. Les 6 000 affiches de ce concert vont d'ailleurs relancer le scandale car Polnareff, travesti pour l'occasion, a décidé de montrer ses fesses. Le tribunal correctionnel le condamnera pour attentat à la pudeur à payer 10 francs par affiche (6 000 affiches étaient posées, soit une amende de 60 000 francs).
 

   


Revenant d'une tournée internationale à l'été 1973, il découvre que son déficit bancaire se calcule en millions de francs. Son homme de confiance l'a escroqué. Il s'exile, le 10 octobre 1973, aux États-Unis à bord du paquebot France, dont c'est un des derniers trajets.  Il finit par s'installer à Los Angeles.

En 1975, il signe très vite sur le label Atlantic et sort Fame à la mode entièrement en anglais. Sur ce disque figurent de grosses pointures tels que Lee Ritenour, Lee Sklar ou Jim Gordon (musiciens de Clapton ou des Beatles). Polnareff s’entoure aussi de cordes. Le titre Jesus for tonight est classé 3e au classement du Billboard magazine. Il organise ensuite une très grande tournée au pays du soleil levant puis un concert au Forest National à Bruxelles, ne pouvant remettre les pieds sur le sol français.

En 1976, il signe la bande originale du film Lipstick qui sera classé numéro un aux États-Unis et dans bien d’autres pays.

En 1977, il compose Lettre à France sur un texte de Jean-Loup Dabadie qui exprimera sa nostalgie pour la France. Il décide à cette époque d’arrêter sa carrière américaine. Non pas faute de succès, mais faute d’envie. Il est maintenant attaché à ce confort de vie californien fait de sport et de nouvelles technologies, loin des paillettes et de l’agitation perpétuelle des polémiques et des enjeux politiques de la vie parisienne.

Il rompt son contrat et, en 1978, revient en France pour le procès . Il en profite pour sortir Coucou me revoilou mais le succès est mitigé. Un « album crasse » selon l’intéressé, enregistré entre Londres et Los Angeles.

En 1981, Polnareff connaît un retour triomphal avec l'album Bulles, qui se vendra à près d'un million d'exemplaires, contenant entre autres des tubes comme Tam Tam ou Radio. Le son sonne très FM californienne, très synthés et boîte à rythmes. Un disque bien en phase avec l’époque, enregistré de nuit avec Hans Zimmer à Londres.

En 1984, il signe la bande originale de La Vengeance du serpent à plumes de Gérard Oury.

Après de longs mois d'hésitation, il se fait opérer d'une double cataracte brune par le docteur Alain Hagège le 17 octobre 1994. Grâce à une hypno thérapie et malgré les nombreux risques que comportaient l'opération, pouvant entraîner l'irréversibilité et la totalité de la cataracte, Polnareff retrouve enfin la vue .
Du Roxy à Bercy

En 1995, il prépare au Peninsula hôtel, à Los Angeles, un retour sur scène. En septembre 1995, il se produit donc en concert sur le Sunset Boulevard, dans la salle du Roxy (où se sont produits David Bowie, Bob Marley, Frank Zappa, Ramones, Bruce Springsteen, Elton John et bien d’autres).

Il s’entoure de pointures telles que Dick Smith (guitariste de Earth, Wind and Fire ou d’Aretha Franklin) ou Alex Acuña (percussionniste de Weather Report, d’Elvis Presley et de Michael Jackson). Le disque Live at the Roxy sort en 1996 et marque les esprits par la richesse des réorchestrations.

Des reprises de ses chansons apparaissent, notamment On ira tous au paradis pour le film de Dominique Farrugia Trafic d'influence, titre interprété par Arsenik, Stomy Bugsy et Jane Fostin. Il ouvre son site internet en 1996. Ce site lui permet une communication directe avec son public.

En 1999, sort le single Je rêve d'un monde, ballade gospel pacifiste, qui n'obtient qu'un succès mitigé. Michel annonce une nouvelle fois un nouvel album et un grand concert à Paris. Le premier projet demeure sans suite à ce jour.

La première moitié des années 2000 est, elle aussi, très calme, malgré des hommages et des compilations ainsi qu’une couverture de Paris Match en septembre 2004 où Michel Polnareff apparaît bronzé et bodybuildé en compagnie de sa nouvelle compagne, Danyellah.

Le 12 mai 2006, au journal télévisé de 20h de TF1, Michel Polnareff annonce qu’il remonte sur scène le 2 mars 2007 pour une série de six concerts au Palais omnisport de Paris-Bercy. Près de 40 000 billets sont vendus en quarante-huit heures.

En octobre 2006, un nouveau single (le premier depuis sept ans) intitulé Ophélie flagrant des lits arrive sur les ondes.

Le 2 mars 2007, à Bercy, Michel Polnareff revient après 34 ans d'absence sur la scène française. Il enchaîne 25 titres. Michel Polnareff apparaît en ombre chinoise, les lunettes suspendues font office d’écran géant, la gigantesque arène composée de lumières et d’écrans se voit entourée de planètes et d’étoiles se découvrant au fil du spectacle. Michel est accompagné de sept musiciens américains tous considérés comme des monstres de technique tels que Virgil Donati, Bunny Brunel (bassiste fretless de Chick Corea et de Herbie Hancock), Tony MacAlpine (guitariste et claviériste de Steve Vai) ou encore Mino Cinelu (percussionniste de Miles Davis, Weather Report, Sting).

Ze (re)tour 2007 est l’un des événements musicaux 2007, attirant plus d’un million de spectateurs avec une soixantaine de dates (sans oublier le grand concert donné le 14 juillet au Champ-de-Mars devant plus de 1 million de personnes, à la demande du président de la République, Nicolas Sarkozy ; ainsi, « la France déroule le tapis rouge à Michel Polnareff, l'exilé fiscal, puis exilé tout court8 »). Le 10 mars 2007, les victoires de la musique lui ont remis la victoire d’honneur pour toute son œuvre. Le CD et le DVD de la tournée sortent le 7 décembre 2007 chez Polydor.


En septembre 2010 on apprend que Michel Polnareff va devenir pour la première fois papa. Le chanteur n'avait pas encore connu les joies de la paternité.

Remis de cette magnifique émotion, le 3 janvier 2011, la star répondait en exclusivité aux questions de Marc-Olivier Fogiel, en direct de Los Angeles sur Europe 1.

Interrogé sur l'éventualité d'un retour sur scène, Michel Polnareff a répondu "Évidemment. Je peux vous garantir que le tour 2007 (date de sa dernière tournée), ce n'est pas la dernière fois que je mets les pieds sur les planches", a-t-il dit
 

 

     
 
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