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Bernard Brumberg " Liban 1978"
Des terroristes arrivent par la mer
du Liban et commencent un périple meurtrier : le premier groupe
arrête une voiture, tue le chauffeur et parcourt la route en
tirant sur tout ce qui bouge. Un autre groupe prend d’assaut un
autobus, tue plusieurs voyageurs et, avec les autres comme
otages, se dirige vers Tel Aviv où il exige la libération de
prisonniers.
A l’approche de Tel Aviv, l’armée tire dans les roues du bus qui
dévie de la route et s’enflamme. Le bilan de l’attentat est sans
précédent en Israël : 35 morts et des dizaines de blessés.
Opération Litani au Sud Liban, en réaction à l’attentat qui a
précédé. Les terroristes se masquant dans un tissu urbain dense
et utilisant la population comme bouclier vivant, Tsahal devra
affronter la guérilla urbaine et de nombreux civils seront tués.
Le Conseil de sécurité de l’ONU adopte la résolution 425
appelant Israël à se retirer du Liban et invitant des troupes de
l’ONU à y prendre place.
Échange de prisonniers entre Israël et des terroristes installés
au Liban : Le soldat Amram Avraham est libéré du Liban contre 76
terroristes. Cinq terroristes venus du Liban ont réussi à
franchir la frontière et à prendre d’assaut une crèche du
Kibboutz Misgav Am. Un homme est tué et 7 enfants sont pris en
otage. Tsahal essaiera par deux fois de libérer l’école. Le
premier essai s’avérera infructueux et les terroristes
repousseront l’armée. Le deuxième essai réussira. Néanmoins, un
enfant de 3 ans sera tué au cours de l’opération ainsi qu’un
soldat.
L’ambassadeur d’Israël en Grande-Bretagne, Shlomo Argov, est
grièvement blessé par des terroristes.
Le gouvernement vote l’opération « Paix en Galilée » qui vise à
protéger les villes et villages de Galilée des tirs de
terroristes perpétrés depuis le Liban. Le principal initiateur
de ce plan est le ministre de la défense,
Ariel
Sharon, qui espère pouvoir liquider l’OLP et voir arriver à
Beyrouth un pouvoir plus anti-syrien et pro israélien.
L’attentat perpétré contre l’ambassadeur d’Israël en
Grande-Bretagne est l’incident qui mettra le feu aux poudres.
Militairement, l’objectif est ambitieux puisqu’il doit amener
Tsahal jusqu’à Beyrouth.
Début de l’opération Paix en Galilée.
Bataille du Bophore. La citadelle croisée sert de principale
base des terroristes contre Israël depuis le Liban Sud. Après
une dure bataille, appuyé par l’aviation, Tsahal prend la
citadelle. 6 soldats sont tués au cours de l’opération.
L’armée de l’air anéantit les batteries de missiles syriennes
postées au Liban. Au cours de l’opération se déclenche une des
plus grandes batailles aériennes de l’histoire, au cours de
laquelle les armées de l’air israélienne et syrienne
s’affrontent. C’est une victoire totale pour les Israéliens. 100
appareils syriens sont abattus, Tsahal n’en perdant aucun. Les
Syriens ont perdu un tiers de leur force aérienne et la moitié
de leurs missiles.
Le Vice chef d’état-major, le général Yekoutiel Adam, est tué, à
Damor, suite à une attaque de terroristes sur son véhicule. Il
sort du véhicule et se réfugie dans un immeuble où les
terroristes postés le tuent.
Phénomène d’objection de conscience au cours de la guerre du
Liban. Des soldats refusent de participer à des opérations aux
cours desquelles des civils innocents peuvent perdre la vie.
Tsahal prend le contrôle de l’aéroport de Beyrouth. Tsahal
resserre l’étau autour du sud de Beyrouth. Tsahal contrôle tout
le contour de Beyrouth, après de durs combats contre les Syriens
aux cours desquels 16 soldats ont été tués et 50 blessés. A
partir du premier août, Tsahal bombarde massivement les
terroristes cachés à Beyrouth.
Un massacre est perpétré par les phalanges chrétiennes dans les
camps de réfugiés de Sabra et Chatila.
Le massacre a eu lieu deux jours après la mort par attentat du
nouveau Président libanais, proche d’Israël, le Chrétien Bashir
Jemayel. Les phalanges chrétiennes ont demandé à venger la mort
de leur Président et ont voulu aller dans les camps de réfugiés
y attraper des terroristes. Arrivés dans les camps, les
phalanges y perpétueront un massacre qui fera des centaines de
morts, dont de nombreuses femmes et de nombreux enfants.
Un accord sera conclu avec l’aide du médiateur américain Philip
Habib : 15 000 terroristes quittent par bateau Beyrouth pour la
Syrie, la Jordanie et l’Irak.
Mise en place de la commission d’enquête, sous la direction du
Président de la Cour suprême, Itshak Kahane pour enquêter sur la
responsabilité des Israéliens dans les massacres de Sabra et
Chatila.
La commission d’enquête sur Sabra et Chatila publie ses
conclusions : les Israéliens, et le ministre de la défense Ariel
Sharon, portent une responsabilité indirecte dans le massacre de
Sabra et Chatila. Ils auraient dû savoir ce que feraient les
phalanges chrétiennes et tout faire pour les en empêcher. Tsahal
avait le contrôle de la ville et pouvait donc empêcher les
phalanges de perpétrer le massacre. Une fois commencé, Tsahal
aurait pu intervenir. Le comité recommandait qu’Ariel Sharon
démissionne de son poste de ministre de la défense. Ariel Sharon
refusera et sera contraint à la démission par Menahem Begin.

La question de Sabra et Shatila n’a cessé de déférer la
chronique depuis qu’elle s’est posée. Elle a été largement
utilisée par les ennemis d’Israël pour susciter la vindicte des
défenseurs des droits de l’homme. Dans l’esprit populaire, c’est
Israël lui-même qui a perpétré le massacre. Ariel Sharon, de son
côté, n’a eu de cesse de proclamer qu’il ne savait rien de ce
massacre, ce qui n’est pas invraisemblable.
Échange de prisonniers avec les Syriens : 6 Israéliens échangés
contre 300 Syriens. 12 soldats sont tués dans un attentat au Sud
Liban. Un terroriste Shiite fait exploser sa voiture dans
laquelle se trouvent 150 Kg d’explosifs.
Le gouvernement décide de retirer les troupes israéliennes du
Liban. Le retrait aura effectivement lieu jusqu’au mois de juin
et Tsahal se disposera sur la frontière internationale. Elle
laisse au Sud Liban une ceinture de sécurité, contrôlée par
TSADAL, l’armée chrétienne du Sud Liban, alliée d’Israël, et qui
reçoit d’elle un soutien en matériel et en logistique. 200
soldats de Tsahal restent sur place. Cependant, ce chiffre ira
en augmentant au fur et à mesure des années, et le Liban
connaîtra une sorte de « vietnamisation » qui finira comme au
Vietnam par le retrait des troupes israéliennes en 2000.
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